Au delà des rêves
Au delà des rêves

LIVRE D'OR

Salon Sainte Maure de Touraine

Un grand plaisir d'avoir fait ta connaissance sur ce beau salon "art en capital". Ton tableau d'une grande sensibilité m'a beaucoup touché. 

Pierre 

 Félicitations Mireille tu es sur la bonne voie, j'ai particulièrement apprécié ton évolution avec ces superbes productions abstraites. J.R.C

 

......................................................................................................................................................

 

Quel travail et surtout quelle sensibilité. J'ai adoré tes poires et tes groseilles. J'avais vu une de tes expositions et je découvre avec admiration sur ton site ton virage dans l'abstrait. Beaucoup de mystères et de sensibilité dans Arborescence. Bravo Mimi. M.D

 

.....................................................................................................................................................

 

Bravo l'artiste ! Quel travail ! Mais le travail n'a jamais suffit à faire un artiste. C'est donc, qu'il y a là quelque chose de plus, l'émotion, la création, qui dépassent l'application stricte et habile des théories, car vous arrivez devant la nature avec des théories, la nature flanque tout par terre...La vérité est que,  "dans la peinture, comme dans les autres arts, il n'y a pas un seul procédé, si petit soit-il, qui s'accommode d'être mis en formule" (Auguste Renoir) 

Alors, suis ta voie personnelle en conjuguant au mieux les règles et les méthodes avec ton inspiration propre, comme le conseille Georges Braque: "J'aime la règle qui corrige l'émotion, j'aime l'émotion qui corrige la règle"

 

Jean-Pierre

 

.....................................................................................................................................................

 

Texte  Marie-José AUBRIERE ( écrivain ) à partir de la copie de "la fileuse" de Millet

(à voir dans la galerie des dessins)

 

 

On commencerait par le ciel de la fileuse.

Par où les peintres MILLET et Mireille GODBILLE ont-ils commencé?

Y-t-il comme chez l'écrivain la quasi obligation de commencer par le haut de l'espace?

Un geste comparable à celui qui donne naissance à l'incipit?

Donc, le ciel

Un ciel que l'on aurait envie de qualifier d'oriental

probablement à cause des jaunes.

Donc, le ciel avec à gauche des nuages jaunes et à droite, à l'est, un bleu Maïakowski .

Dans ce bleu là, il y a un Pertuis, du futur. La voûte céleste en s'éloignant du haut du tableau se condense, prend forme. Les nuages deviennent coiffe, touffe de laine à l'état brut; en-dessous, les peintres amorcent leur descente vers la matière.

Le visage de la fileuse, ou plutôt son masque est fardé de glèbe

deux ombres rondes pour les yeux qui ne sont pas des yeux

une ombre pour la bouche qui n'est pas une bouche. Le visage de la fileuse est sans expression.

Sa main droite est dans le ciel, nuage hybride à forme humaine.

Sous le buste sage -le ciel est en arrière plan- la ceinture par son resserrement, irrigue le ventre où les plis, la matière, les couleurs entrent en turbulence. De part et d'autre du ventre et à la frontière du ciel et de la terre, deux animaux deux chapitaux romans, gentiment lubriques. Le rappel de la damnation est traitée, comme s'il fallait en passer par là, tout en n'y croyant pas beaucoup.

Le corps est assis sur un talus? sur une murette? La matière est luxe. La main gauche de la fileuse posée sur cette glèbe voluptueuse tient la flèche de la quenouille, avec au sommet c'est à dire en bas, une touche qui palpitte d'éclats lumineux, le sceptre de la fileuse. 

Les jambes dans le pli des vêtements révèlent une anatomie de belle femme. Les plis corolle du bas de la robe ont de la force et de l'élégance.

Les pieds chaussés de sabots participent de cet enthousiasme matérialiste. L'un prend appui sur la glèbe luxuriante, l'autre relevé, par son élégance, magnifie le sabot qui en devient écrin.

En bas, deux volumes, pierre? poids ? de part et d'autre de l'assise de la fileuse, contribuent à équilibrer ce tableau.

A l'inverse de la peinture d'inspiration religieuse, la partie inférieure du corps féminin est mise en gloire.

Néanmoins, l'oeuvre porte en elle, les troubles provoqués par la mutation d'une Piéta en fileuse. La femme est sans regard et sans voix, comme si son corps était en partie en avance sur sa conscience.

 

Mireille GODBILLE dans son parti pris travaille au plus près la réalité de MILLET, l'idéologie du 19ème siècle . Quelques décennies plus tard, la grande boucle de 14-18 continuera à boulverser les normes issues de la Renaissance, de la représentation de la réalité.

 

 

 

"... J'aime l'émotion

qui corrige la règle "

 

G.BRAQUE

       Coordonnées:

Mireille GODBILLE

 

gmgodbille@sfr.fr

 

Charente Maritime

N° de SIRET : 81913706800014

 

Nom de domaine:

 

www.mireille-godbille.com

Prochaines EXPOSITIONS

 

Janvier à Mars 2019

Galerie "les poissons volants" à Dolus

 

 

 

Du 12 au 17 février 2019

Salon Art Capital

Grand Palais 

Paris